
Tout commence en 1937. Le 29 décembre à 17 heures se tient à l'Hôtel de Ville le premier conseil d'Administration de l'école de service social. Sous l'impulsion de M. Jean Médecin, Maire de la Ville de Nice et selon les termes du procès verbal sous la bienveillante autorité et grande expérience de Mme Brunchswig sous secrétaire d'Etat à la santé les premiers travaux de l'école se sont ouverts.
Cette nouvelle école porte en elle de grandes espérances, comme l'atteste le procès verbal : "Il était nécessaire, pour venir en aide aux déshérités, d'une manière plus efficace, d'établir une coordination entre le service social municipal et les oeuvres privées qui pendant longtemps ont exercé seuls en France la charité et le soulagement des indigents et des malades. La nouvelle école marquera un progrès considérable dans cette voie de coopération.
De son côté, au sortir de la guerre, le chanoine Barthélémy, impliqué dans l'aide apportée aux victimes de guerre, recueille les orphelins. A Nice, cet élan se traduit par la création de l'Institut Social Familial et Ménager qui gérera jusqu'en 1986 la formation des Moniteurs Educateurs.
L'école d'initiative municipale et le centre de formation d'initiative privée vont chacun de leur côté poursuivre leur route jusqu'en octobre 1986, date à laquelle la fusion des deux entités eut lieu. Pour la première fois, l'appellation IESTS apparaît le 26 mai 1987 lors de l'assemblée constitutive de la nouvelle association qui gérera désormais trois structures : l'école de service social, le centre de formation des Moniteurs Educateurs, et le Centre de Formation Supérieure et Permanente.
Dès lors, une transversalité entre les différentes filières se met progressivement en place, timidement au gré des aléas institutionnels puis de façon plus intense avec la construction des nouveaux locaux capables d'accueillir l'ensemble des étudiants de l'Institut.
Entre 1937 et 2006, le Centre de Formation des Travailleurs Sociaux a formé des milliers d'étudiants. Il a été administré par bon nombre de personnalités locales, toutes ont su transformer au cours des ans la petite école municipale...















